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J’avoue ne pas avoir été très prudente en me rendant seule en ce lieu qui par définition était fait pour garder des individus isolés, enfermés…
La règle veut, en UrBex, qu’on ne parte jamais seul. On ne sait jamais ce qui peut arriver et les rencontres que l’on peut faire!
Pour ma défense, seule, j’ai moins de soucis à me faire. On est jamais sûr des réactions de son accompagnant, sa gestion du stress en cas de pépin…
Il m’est arrivé de me retrouver dans des situations pas simples et si j’avais eu quelqu’un avec moi cela aurait pu compliquer les choses.
Alors oui, je continue seule…
Là aussi, j’ai tenté une première approche quelques mois auparavant. Mais, sont venus à ma rencontre deux silhouettes peu engageantes, limite agressifs les messieurs, j’ai donc rebroussé chemin, jugeant préférable une venue plus matinale. J’y suis donc retournée quelques mois plus tard.
Ayant été détecté l’entrée au premier passage, j’ai tracé l’air de rien jusqu’à l’intérieur de la partie « promenade ».

J’aime bien ce moment où on fait connaissance. L’exploration des chemins les plus sûrs, le repérage des éventuelles cachettes et solution de repli en cas de mauvaises rencontres. Après une petite balade sur le terrain de basket, j’entre enfin dans le vif du sujet, la première aile et ses cellules. Rien de transcendant, pas d’objets signifiants, cela ressemblait d’avantage à des cellules temporaires, des mini salles d’attentes fermées par des barreaux. Au bout du couloir, le noyau central qui distribue deux autres couloirs plus parlant.
Le lieu est pillé, saccagé, comme si une rébellion avait éclatée. Au détour d’une cellule, j’ai pu constater qu’un fan d’Amy Winehouse et Britney Spears avait séjourné un petit moment là-bas.
Puis soudain, des voix et des bruits se sont fait entendre… Je fini donc ce couloir très prudemment, en silence, en faisant attention à chacun de mes pas.
J’envisage le troisième et dernier couloir, mais j’y entend des voix. Discrètement, je m’approche pour observer. Un flash illumine rapidement le lieu.. c’est un petit groupe d’explorateurs pas très discret! OUF!!!! Même pas peur!

Rassurée, je continue mon petit bonhomme de chemin, découvre la salle des loisirs à l’extérieur. Là, des fresques montrent les vestiges d’un atelier peinture et théâtre.
Puis j’arrive devant un grand portail rouge. Je sais ce qu’il y a de l’autre côté et reste silencieuse… Un camp de ROM dors de l’autre côté! Laissons-les! Pas la peine de les avertir de ma présence hein!
Le bâtiment d’après servait de logement pour le personnel pénitencier mais l’accès semble impossible.
Retour au point de départ. Le lieu doit être démoli en Janvier 2016…

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